UNE ALTERNATIVE AU CUIR : LE CUIR D’ANANAS OU PINATEX

18 Mai 2021 | Articles de blog, Non classé, Zéro déchet | 0 commentaires

Lors d’un voyage d’affaire aux Philippines, la créatrice espagnole, Carmen Hojisa découvre que les hommes sont habillés durant les fêtes traditionnelles d’un vêtement transparent appelé Barong Tagalong qui est conçu à partir de fibres de feuilles d’ananas.Intriguée par l’usage philippin de ce matériau, Carmen Hojisa envisage l’éventualité de remplacer le cuir traditionnel par un cuir végétal. Suite à cette découverte inopinée, elle se lance dans un processus de plusieurs années de recherche. Une dizaine d’années plus tard, elle fonde la société Ananas Anam et met au point le Piñatex.
Concernant la fabrication du cuir d’ananas, elle s’effectue en plusieurs étapes. Tout d’abord, les feuilles d’ananas sont collectées par les fermiers, puis sont décortiquées à l’aide des machines automatisées qui séparent la biomasse des fibres. Celles-ci sont ensuite lavées et séchées au soleil.
Par la suite, ces fibres sont transportées à l’usine (en Espagne) pour être tissées et transformées en une sorte de maillage similaire au cuir. Il y a également 10% de polyuréthane qui est utilisé afin de renforcer la durabilité du cuir.
Fin, robuste et ressemblant beaucoup au cuir animal, le Piñatex nécessite beaucoup de travail et de patience : il faut 480 feuilles (soit environ 16 ananas) pour fabriquer un mètre carré de textile qui servira ensuite à créer chaussures, sacs, canapés ou revêtement intérieur de voitures.
Le cuir d’ananas présente de nombreux avantages, à la fois économiques et écologiques. Cette révolution en termes de mode est éco-responsable puisqu’elle récupère les feuilles d’ananas non utilisées par les fermiers philippins pour en extraire les fibres. Il n’y a donc aucun gaspillage et le processus de fabrication se veut naturel et respectueux de l’environnement. De plus, comme l’affirme la fondatrice de Pinatex, Carmen Hijosa dans The Guardian : « Comme c’est un sous-produit de la culture de l’ananas, le Piñatex n’a pas besoin de terres supplémentaires. »
Qui plus est, le prix est très avantageux puisque le matériau revient à 23 euros au mètre carré contre 25 à 38 euros au mètre carré pour le cuir animal.
Ce concept vegan et respectueux de l’environnement séduit de plus en plus de marques, comme PUMA ou CAMPER.

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